
Propriété de la famille de Trazegnies, la forteresse médiévale de Corroy-le-Château est aujourd'hui mise en vente pour des raison de mésentente familiale entre les différents héritier. Le château sera ainsi proposé lors des ventes publiques du 29 mai à Bruxelles, même ci à ce jour, le notaire refuse d'en donner une estimation.
A l'origine, un simple donjon défensif appartenant aux seigneurs d'Orbais, le site passa sous le contrôle des ducs de Brabant dès le début du XIIIe siècle. Agrémenté d'une palissade de bois, il faut attendre 1270, pour que son nouveau propriétaire, Philippe de Vianden, décide de le munir d'une véritable muraille de pierre, flanquée de tours circulaire et d'un chatelet d'entrée afin de fortifier efficacement et durablement la frontière sud du duché de Brabant contre son voisin, Guy de Dampierre, comte de Flandre et de Namur.
Fait interessant, l'architecture et l'implantation du château témoigne d'une forte influence française. En effet, l'ouvrage possède de forte similitude avec le palais du Louvre édifié sous Philippe Auguste (1190 à 1202).
Sur une superficie de 5000 mètres carrés, dont 3000 habitable et possédant près de 12 hectares de terre et bois, le château est classé au patrimoine majeur de Wallonie pour le témoignage unique qu'il apporte de l'architecture castrale du XIIIe siècle. "Les épaisses courtines portent un chemin de ronde continu, passant par les tours et traversant le châtelet, les logis, voire la tribune de la chapelle. Le parapet est formé de merlons entre les fenêtres archères, garnies de volets en temps de paix. En période de conflit, ces mantelets étaient remplacés par un hourd de bois dont les boulins sont facilement discernables. Corroy a quatre tour d'angle voutées, désignées vers 1500 par les points cardinaux; la plupart flanquent la muraille. Ces tours ont de remarquables archères de deux mètres de haut (agrandies et retaillées en canonnières en 1477), un parapet hourdé comme les courtines. Les portes des hourds peuvent servir d'entrée aux latrines en bois. Le châtelet d'entrée (ou "chambre de Vianden"), est un véritable poste d'observation et de commandement. Il est constitué de deux demi-tours (ou tourettes), semi-circulaires et très militaires (archères, voûtes, fentes d'observation) en serrant un passage bien protégé (pont-levis, herse, assommoir, deux portes à doubles vantaux)", précise Le Marquis de Trazegnies, co-propriétaire du site, dans l'ouvrage "Le Patrimoine majeur de Wallonie" aux éditions de la Région wallonne, 1993.
Vous avez quelques dizaines de millions d'euro, n'hésitez pas, c'est une demeure magifique.