Née en 543 et fille d'Athanagilde, roi des Wisigoths, Brunehaut épousa vers 566-568 un petit-fils de Clovis Ier, Sigebert Ier, qui régnait sur l'Austrasie.
Vers le même moment sa soeur Galswinthe épousa le roi de Neustrie Chilpéric Ier mais celui-ci ne tarda pas à l'assassiner à l'instigation de sa concubine Frédégonde. La vengeance que Brunehaut exigea de ce meurtre entraîna pendant près d'un demi-siècle un conflit entre les deux royaumes. Veuve depuis 575, face à une forte opposition en Austrasie, Brunehaut orienta son fils Childebert II vers une alliance avec son beau-frère Gontran qui régnait alors sur l'ancien royaume des Burgondes. Cette alliance aboutit après la mort de Gontran en 592 à l'union de la Bourgogne et de l'Austrasie.
Au lendemain de la mort de Childebert II en 596, Brunehaut fut régente de toute la Gaule de l'Est et du Sud-Est au nom de ses deux petits-fils. Mais son autorité fut minée autant par le conflit qui éclata entre ces derniers que par un parti de seigneurs austrasiens dévoués au fils de Chilpéric Ier et de Frédégonde, Clotaire II roi de Neustrie. Les chefs de ce parti, Pépin de Landen et l'évêque Arnould de Metz, appelèrent Clotaire II en Austrasie.
Brunehaut lui fut livrée et subit une mort ignominieuse à Renève (Est de Dijon) en 613. Elle fut attaché à la queue d'un cheval qui fut lancé au galop.
Très diversement jugée par ses contemporains, Brunehaut semble avoir été une femme autoritaire, efficace, rusée et sans scrupules. Son souvenir survit dans un certain nombre de toponymes et dans l'expression "chaussées de Brunehaut" qui désigne quelques routes censées avoir été construites par la reine d'Austrasie.
A consulter : Chronologie de la vie de Brunehaut