L'époque de la construction du château de Beynac est assez mystérieuse. Il est évident, de par la situation géographique, que le lieu fut occupé très tôt, mais les premières mentions d'un castrum date de 1115. Mainard de Beynac offre alors des terres afin d'y construire une abbaye.
En 1194, Adémar, fils de Mainard, meurt sans descendant. Richard Coeur de Lion, suzerain des terres du sud-ouest de la France, offre le château, constitué d'un donjon et d'une enceinte, à un de ces fidèles compagnons d'armes, Mercadier. Six ans plus tard, à la mort du nouveau seigneur, le domaine redevient possession de la famille de Beynac.
Lors de la croisade contre les albigeois, Simont de Montfort, après avoir conquit le comté de Toulouse, decide de prendre la forteresse. Le seigneur de Beynac, n'offre aucune résistance et clamme sa loyauté envers le roi de France. Philippe Auguste épargne donc le château et le restitue aux Beynac. C'est à cette époque que la plus grande partie du château actuel est construite.
La royauté française bénéficira de cette loyauté durant la guerre de cent. La famille de Beynac, à l'abris dans sa forteresse, s'oppose à la famille de Castelnaud, soutenant les Plantagenet, dont le château leur fait face de l'autre coté de la Dordogne. En 1442, Pons de Beynac, soutenu d'autre barons et du roi de France, prend définitivement la forteresse de Castelnaud.
La famille de Beynac, convertie au protestentisme, offre abris à leurs amis huguenots. Le roi de Navarre fait modifier les defenses du château en 1585. La famille de Beynac disparait en 1753. Le château passe aux mains des Beaumont qui abandonnent la puissante mais inconfortable forteresse. Au cour du XIXéme siècle, un de leurs descendants entreprend des traveaux, mais ces héritiers laissent de nouveau le château, trop coûteux.
Le château est classé monument historique en 1944, et est racheté par Mr Grosso qui le restaure. Il servit souvent de décors pour des film et des reconstitutions historiques. Parmi eux, le "Jeannes d'Arc" de Luc Besson.






